Projet | Cacao Forest https://www.cacaoforest.org Innover ensemble pour la cacaoculture de demain Tue, 18 Nov 2025 16:10:06 +0000 fr-FR hourly 1 https://wordpress.org/?v=7.0.1 Communiquer les réalisations du projet https://www.cacaoforest.org/cacao-forest-republique-dominicaine/communication Tue, 18 Oct 2022 14:44:22 +0000 https://www.cacaoforest.org/?page_id=3452

L’objectif principal de ce volet est de s’adresser à la fois à la communauté scientifique nationale et internationale, aux partenaires locaux et français, et de les tenir informés des actions menées par l’équipe Cacao Forest et ainsi promouvoir le modèle agroforestier pour la culture durable du cacao.

La communication du projet Cacao Forest est adaptée aux différentes cibles afin de :

Faire connaître les résultats du projet

Susciter l'intérêt de nouveaux partenaires potentiels

Faire connaître les actions conjointes entreprises avec les partenaires locaux pour promouvoir la production de cacao dans des systèmes agroforestiers diversifiés et durables

Consolider les résultats obtenus sur des bases solides reconnues par la communauté scientifique dominicaine et internationale

Fournir des outils et des contenus pédagogiques à tous les publics sur l'agroforesterie du cacao dominicain

La tâche de l’équipe de communication du projet consiste à définir et coordonner les messages clés à diffuser aux différents groupes cibles. Ce site Internet est le canal par lequel les différents produits de communication seront publiés et les nouvelles du projet, les actions marquantes et les événements importants seront annoncés.

Nos outils de communication

Newsletters bimensuelles en espagnol

L’équipe du projet Cacao Forest prépare un bulletin présentant les principales actions mises en place au cours des 2 derniers mois, ainsi que l’annonce des actions à mener. Ces newsletters contiennent des informations concises, accompagnées de photos et de graphiques pour rendre la lecture fluide et divertissante.
Les bulletins, rédigés en espagnols par les équipes implantées en République Dominicaine sont téléchargeables gratuitement sur le site www.cacaoforest.do

Articles

Nous partageons dans la rubrique Actus les avancées du programme Cacao Forest en République Dominicaine. Il peut s’agir de brèves nouvelles pour vous tenir informés de l’actualité sur le terrain ou d’articles plus détaillés sur une technique, un atelier ou des activités académiques.

Vidéos

L’équipe de communication du PCF-RD travaille également sur la production de matériel audiovisuel, afin de donner la parole aux différents acteurs impliqués, notamment les producteurs, et ainsi fournir du matériel de communication accessible à un public plus large et faciliter l’expérience de formation sur le développement du projet.

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Contribuer à une nouvelle vision de la culture du cacao https://www.cacaoforest.org/cacao-forest-republique-dominicaine/culture-cacao Tue, 18 Oct 2022 14:34:24 +0000 https://www.cacaoforest.org/?page_id=3533

Le projet Cacao Forest vise à sensibiliser les secteurs public et privé, au niveau national, sur l’importance des pratiques agroforestières pour la durabilité et la qualité de la culture du cacao en République dominicaine.

Contribuer à une nouvelle vision de la culture du cacao
Pour atteindre cet objectif, le projet agit comme un catalyseur, facilitant le dialogue national entre les acteurs publics et privés sur les systèmes agroforestiers de la culture du cacaoyer et les principaux défis de la filière cacao dominicaine.

Il permet de diffuser les résultats du projet qui serviront de base d’expérience pour orienter la politique sectorielle et les interventions territoriales gouvernementales et privées.

Le secteur académique a également rejoint ces échanges, pour créer le Comité Local de Suivi, composé de représentants d’entreprises, d’organismes étatiques, de coopératives, d’associations et d’universités.

Domaine Privé

Domaine Académique

Domaine public

Société Civile

COOPROAGRO

UASD

Ministère de l’Environnement

CEDAF

CONACADO

ISA

Ministère de l’Agriculture

CIRAD

Commission Nationale du Cacao

PUCMM

IDIAF

EARTHWORM FOUNDATION

UNEV

FUPAROCA

Au vu de l’avancée du projet Cacao Forest, deux importants groupes de travail ont été créés au sein du Comité Local de Suivi (CSL) pour construire de manière participative des propositions de politiques publiques et éducatives, visant la pérennité de la production de cacao dans le pays et la résilience des petits producteurs :

Un groupe de travail dirigé par l’Isara de Lyon (France) et par le secteur universitaire dominicain, pour la création d’une proposition pédagogique sur l’agroforesterie du cacao dominicain. Ce qui permettrait de commencer à intégrer l’agroécologie et l’agroforesterie dans l’enseignement agricole de la République Dominicaine, et développer des expertises et savoir-faire locaux, pour la mise en œuvre d’actions futures de réhabilitation et de renouvellement du cacao dominicain. Un accord de coopération universitaire entre l’UNEV et Isara de Lyon, signé début 2022, a jeté les bases de la création d’un diplôme en agroforesterie cacaoyère dominicaine, le premier du genre dans le pays.

Contribuer à une nouvelle vision de la culture du cacao
Contribuer à une nouvelle vision de la culture du cacao
Un groupe de travail dans lequel des représentants du secteur du cacao, aussi bien publiques que privées, sont impliquées pour élaborer la proposition de Plan National de Réhabilitation et de Renouvellement du cacao dominicain, avec une approche agroforestière. Ce processus, mené conjointement avec la Commission Nationale du Cacao, a le mérite de construire une proposition participative qui intègre les différentes visions des différents acteurs de la chaîne de production et d’exportation du cacao.
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Commercialiser les produits associés au cacao https://www.cacaoforest.org/cacao-forest-republique-dominicaine/commercialisation Tue, 18 Oct 2022 12:23:37 +0000 https://www.cacaoforest.org/?page_id=3390
Commercialiser les produits associés au cacao

Il s’agit, pour cet Objectif Spécifique, d’améliorer les revenus des producteurs de cacao grâce à la valorisation des cultures associées au cacao, c’est-à-dire :

  • faciliter leur accès aux filières de commercialisation,
  • améliorer leur productivité,
  • trouver de nouvelles formes de commercialisation pour certains produits
  • envisager la transformation de produits bruts.

Les procédés de transformation permettent à la fois la diversification de la consommation alimentaire dans les familles de producteurs de cacao, impactant leur sécurité alimentaire et l’opportunité de revenus complémentaires, impactant leur sécurité économique.

De quoi s'agit-il ?

Les cultures associées au cacao sont utiles à plusieurs titres, certaines fournissent de l’ombre nécessaire à la croissance du plan de cacaoyer, d’autres sont cultivées pour la consommation familiale et certaines sont commercialisées pour générer des revenus supplémentaires pendant les saisons où il n’y a pas de récolte de cacao. Le projet Cacao Forest cherche à identifier les espèces qui, associées au cacao, offrent la meilleure productivité et génèrent les meilleurs revenus pour les familles productrices.

Pour ce faire, l’équipe du projet a lancé plusieurs pistes de commercialisation des produits associés au cacao, telles que :

  • intégrer dans les systèmes agroforestiers existants des espèces faciles à produire, adaptées à la réalité locale du producteur et du marché. (Fleur d’Hibiscus)
  • rechercher des débouchés commerciaux pour des produits peu productifs, peu valorisés ou perdus, parce qu’ils mûrissent plus vite qu’ils ne sont vendus ou dont les prix de marché sont très fluctuants.( zapote, binja, …)
  • imaginer des usages innovants pour les produits généralement non valorisés (sauce barbecue à partir de zapotes, poudre de curcuma, pâte de gingembre, …)
  • former les producteurs afin qu’ils puissent s’approprier les modes de transformation et qu’ils participent au processus de commercialisation des produits associés au cacao.

Les transformations prennent la forme de confitures, produits déshydratés, poudres, sauces et pâtes, et concernent des produits tels que le bija, le curcuma, le gingembre, la fleur de Jamaïque, la fleur d’oranger, entre autres.

Approches

Il existe deux obstacles importants qui freinent le développement de la filière cacao dominicaine: la faible participation des femmes aux activités agricoles et l’absence de renouvellement des générations, de part la faible attractivité de l’activité agricole pour les jeunes. 80% des producteurs ont plus de 60 ans et très peu ont moins de 40 ans.

Conscients de ces problématiques, nous avons veillé à inclure une majorité de femmes dans les ateliers de transformation des produits associés. Cela permet de rendre plus visible leur rôle dans les activités agricoles et de les intégrer davantage dans le développement des activités du projet.

Les actions de diversification et d’innovation mises en œuvre par le projet permettent également de stimuler la participation des jeunes producteurs, hommes et femmes, qui cherchent des alternatives économiques dans leurs villages et sur leurs territoires.

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Faciliter de déploiement de l’agroforesterie https://www.cacaoforest.org/cacao-forest-republique-dominicaine/deploiement-agroforesterie Mon, 17 Oct 2022 17:10:13 +0000 https://www.cacaoforest.org/?page_id=3583
Faciliter de déploiement de l’agroforesterie
Cet objectif vise à identifier les initiatives et les compétences existantes en République Dominicaine dans le domaine de l’agroforesterie, et à générer un réseau d’échange d’informations et de formations sur les pratiques agroforestières à partir de l’approche agroécologique. Le partage d’expériences et de connaissances permettra d’enrichir la base de données du programme Cacao Forest et de la mettre à disposition de toutes les entités liées au projet et du grand public. Des études, rapports et recherches, ainsi que les résultats du REP, seront disponibles.

Sur la base des formations destinées aux partenaires du projet et des échanges organisés avec d’autres projets dans le pays, l’objectif est d’enrichir et de consolider les connaissances sur une forme d’agriculture adaptée au premier producteur de cacao biologique au monde.

D’autre part, cet objectif prend en compte les principales menaces qui pèsent aujourd’hui sur la production de cacao dominicain, en les anticipant par la formation aux méthodes de détection précoce et de lutte agroécologique contre la moniliose et le « balai de sorcière ».

Ainsi, un accompagnement est assuré aux producteurs de REP à travers un processus de formations dans lequel diverses activités sont organisées, telles que :

Faciliter de déploiement de l’agroforesterie
Ateliers de formation liés aux différents aspects de l’agroforesterie, des soins et de la prévention des maladies.
Faciliter de déploiement de l’agroforesterie
Rencontres et visites des différents acteurs liés au projet, ainsi que des ateliers d’échange d’expériences.
Faciliter de déploiement de l’agroforesterie
Accompagnement des producteurs dans le processus de diversification, grâce à l’intégration du personnel technique de Cacao Forest, qui, avec l’équipe technique des partenaires locaux COOPROAGRO et CONACADO, offre des conseils personnalisés sur chaque parcelle.
Faciliter de déploiement de l’agroforesterie
L’assistance technique aux producteurs permet également d’approfondir les connaissances des techniciens des coopératives membres du PCF-RD, qui se nourrissent de ce qu’ils vivent au quotidien et de l’expérience des partenaires locaux.

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Réseau Expérimental Participatif https://www.cacaoforest.org/cacao-forest-republique-dominicaine/rep Mon, 17 Oct 2022 13:41:02 +0000 https://www.cacaoforest.org/?page_id=3226

Qu'est-ce que le REP ?

Réseau Expérimental Participatif

En République Dominicaine, le cacaoyer est cultivé en association avec d’autres végétaux. C’est une pratique courante des producteurs dominicains de planter diverses espèces sur leurs parcelles. Ce mode de culture, riche en biodiversité, est appelé « Agroforesterie » lorsqu’au moins une des espèces cultivées en association est une plante ligneuse vivace. Ce sujet est au coeur de notre projet. L’agroforesterie permet de diversifier la production et ainsi récolter une grande variété de fruits, légumes ou bois pour la consommation familiale, la consommation animale ou pour la vente. De plus, la diversité des plantes cultivées génère de nombreux avantages dans l’équilibre écosystémique.

Le Réseau Expérimental Participatif (REP) apparait comme une expérience scientifique en trois étapes qui s’appuie sur les connaissances locales des cacaoculteurs et de leurs familles pour optimiser les bénéfices de l’agroforesterie.

1ère étape

La première étape a consisté à réunir des groupes de producteurs de différentes régions du pays pour développer de nouveaux modèles de culture des cacaoyers, cherchant à améliorer les revenus générés par les plantes cultivées sur la parcelle.

2ème étape

La deuxième étape a consisté à générer le REP, en valorisant chaque modèle élaboré dans des exploitations de producteurs volontaires, sous un dispositif expérimental avec répétitions et témoins de référence.

3ème étape

Actuellement, avec le suivi des paramètres économiques, agronomiques et écologiques de chaque modèle dans un contexte local, et avec la documentation de chaque adaptation apportée à chaque modèle initial, dans un échange constant avec les producteurs concernés.

On peut dire que le REP est un essai scientifique qui implique les familles de producteurs et s’appuie sur plus de 60 espèces cultivées aujourd’hui dans les plantations dominicaines pour créer et tester des systèmes agroforestiers innovants qui génèrent de meilleurs revenus.

Réseau Expérimental Participatif

Mais comment est née cette expérimentation et quels sont ces modèles d'agroforesterie ?

Entre 2014 et 2017, à la demande de plusieurs chocolatiers français qui achètent leur cacao en République dominicaine, le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (CIRAD) a réalisé un diagnostic des plantations de cacao dominicaines et caractérisé la production de cacao dans quatre provinces : San Cristóbal, Duarte, Hato Mayor et Seibo.

Ce diagnostic a mis en évidence 5 grandes réalités de la production cacaoyère dominicaine :

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2
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1

La grande majorité des fermes ne dépassent pas les 3 hectares et se concentrent sur la récolte du cacao

2

Les parcelles de culture du cacaoyer sont toutes en agroforesteries et hébergent une grande diversité de plantes cultivées en association avec les cacaoyers. Plus de 60 espèces différentes ont été identifiées.

3

Les plantations dominicaines sont peu rentables et beaucoup de produits non utilisés dépérissent

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Plus de 70% des producteurs ont plus de 60 ans et les jeunes ne souhaitent pas prendre la relève

5

Le niveau d’éducation et d’expertise technique des producteurs est faible

Ce diagnostic a suscité l’intérêt (et l’inquiétude) de 6 chocolatiers français (Valrhona, Weiss, Révillon, Voisin, Carambar et AlterEco) et l’association de pâtissiers « Relais Desserts » à 3 niveaux :

Comment associer à l’image du cacao dominicain le bénéfice de la grande biodiversité qui lui est associée?

Les revenus provenant des plantations dominicaines assurent-ils la continuité de la production de cacao à moyen/long terme ?
Quelle certitude existe-t-il quant à la pérennité de la qualité aromatique du cacao dominicain ?
Peut-elle être préservée telle qu’elle est aujourd’hui ?
Il est évident que l’avenir de la culture du cacao dominicain dépendra de sa capacité à générer des revenus suffisants pour les producteurs. Ainsi les jeunes pourront envisager de prendre la relève de la production de cacao et l’activité agricole reprendra de la valeur. C’est dans ce contexte qu’est né le Réseau Expérimental Participatif du Projet Cacao Forest : comme une expérimentation basée sur la biodiversité cultivée dans les plantations de cacao dominicaines, qui s’est déroulée en deux phases :
La première phase a été réalisée entre 2017 et 2018 (plus de 30 ateliers pendant un an) et a consisté à développer, de manière participative, avec des groupes de producteurs et des experts techniques en cacao-culture, 4 modèles d’agroforesterie qui combinent une diversité de cultures qui génèrent plus de revenus. Ces quatre modèles sont décrits dans le guide technique et scientifique du REP qui a été élaboré à l’issue de cette première phase.
La deuxième phase a consisté à amener ces modèles sur le terrain et à les mettre en œuvre dans des exploitations de producteurs volontaires, où ils peuvent être comparés entre eux, ainsi qu’à des modèles de référence dits « témoins », qui sont des systèmes de culture de cacao simples (cacao avec banane) et les parcelles de cacao traditionnelles.

Le caractère original et unique du Réseau Expérimental Participatif est double :

1. Les producteurs sont impliqués

Il s’agit d’une expérimentation menée dans les fermes des producteurs et non en « environnement contrôlé ». Les producteurs volontaires signent une convention avec le projet dans laquelle ils s’engagent à dédier un espace sur leur ferme pour expérimenter un ou deux modèles de leur choix. Dans cette convention, ils s’engagent à respecter le protocole d’installation de chaque parcelle et à fournir la main d’œuvre pour les tâches prévues. De plus, ces producteurs soutiennent l’équipe technique de Cacao Forest en tenant des registres des revenus (récoltes) et des dépenses (intrants, main-d’œuvre) liés aux parcelles. De son côté, le projet s’engage à faciliter l’assistance technique, la formation agronomique et scientifique pour la collecte des données, ainsi que les intrants (plants, engrais, outils) nécessaires à la conduite de l’expérimentation.

2. Le REP est adapté à leur réalité

C’est un réseau évolutif, c’est parce que le projet Cacao Forest cherche à adapter les modèles élaborés à la réalité de la campagne dominicaine et aux différents défis des producteurs, qui vont de la gestion des maladies, la gestion de l’ombrage et l’entretien des parcelles, à la commercialisation des cacao et produits associés. Chaque changement ou modification apporté à un modèle est documenté et enregistré. Les modèles développés disposent d’un délai de 3 à 5 ans pour obtenir des données suffisantes pour obtenir des informations précises sur les revenus, les coûts et les bénéfices et ainsi pouvoir les évaluer dans une approche économique, agronomique et écologique.

Les modèles agroforestiers

Les modèles agroforestiers sont l’axe autour duquel s’articule le REP du projet. Chaque modèle associe différentes variétés de cacao avec une combinaison d’espèces de plantes cultivées, toutes choisies par les producteurs et techniciens qui ont participé aux ateliers d’élaboration. Il existe deux modèles qui ont été suggérés par des producteurs et des techniciens de la province de San Cristóbal.

Ces modèles sont basés sur un total de 8 variétés de cacaoyers, qui se répartissent en 4 variétés pour le modèle N°1 (ICS-39, ML-4, ML-103 et UF-221) et 4 variétés pour le modèle N°2 ( GS-36, ICS-95, ML-22 et UF-676). De plus, ils comprennent au total 16 espèces de plantes cultivées en association avec les variétés de cacaoyers citées, dont 9 espèces dans le cas du modèle n°1 (Avocat, Bon pain, Noix de coco, Corossol, Mandarine, Orange amère, Bananier, Yautía et Zapote) et 10 espèces dans le cas du modèle n° 2 (Avocat, Acajou africain, Gingembre, Higuereta, Citron persan et créole, Melina, Bananier, Chêne créole et Yautía).

Il existe deux autres modèles qui ont été proposés par des producteurs et des techniciens de la province de Duarte. Ces modèles sont basés sur un total de 15 variétés de cacaoyers, qui sont réparties en 10 variétés pour le modèle n°3 (ICS-1, ICS-39, IML-44, IML-53, ML-66, ML-103, RZ- 12, RZ-44, RZ-83 et RZ-100) et 7 variétés pour le modèle N°4 (ICS-39, ICS-95, IML-53, IML-119, ML-22, ML-105 et UF-296 ). De plus, ils comprennent au total 13 espèces de plantes cultivées en association avec les variétés de cacaoyers citées, dont 8 espèces dans le cas du modèle n°3 (Avocat, Bija, Coco, Orange douce et aigre, Piñon de Cuba, Banane et Yautía) et 9 espèces dans le cas du modèle n°4 (Avocat, Curcuma, Gingembre, Poivre, Piñon de Cuba, Banane, Orange douce et aigre, Yautía).

Enfin, une expérimentation nécessite toujours un témoin, qui sert de référence pour pouvoir comparer la portée des 4 modèles développés non seulement entre eux mais aussi avec (i) le modèle traditionnel de la culture du cacao dans chaque province appelé « Business as usual « . ” (BAU) et avec (ii) le modèle classique de culture du cacao tel que recommandé dans la plupart des guides techniques d’Amérique latine : le modèle agroforestier simple qui associe le cacao au plantain.

Modalités d'application des modèles

Chaque modèle est évalué sur le terrain selon deux modalités :

Développement

La modalité de développement (F) où le modèle est créé sur un terrain propre qui répond à 3 critères : l’utilisation antérieure du sol ne peut pas avoir été une forêt sous quelque forme que ce soit, l’emplacement de la parcelle doit être facilement accessible et dans une zone écologique appropriée pour la culture du cacao, les caractéristiques du sol doivent être adaptées à la culture du cacao.

Réhabilitation

La modalité de réhabilitation (R) où une plantation de cacao ancienne et/ou improductive est transformée en un des modèles agroforestiers choisi par le producteur, dans un processus graduel qui dure 3 à 4 ans. L’ancienne cacaoyère sélectionnée doit répondre à 2 critères : la localisation de la parcelle doit être facilement accessible, la productivité de la parcelle (cacao et cultures associées) doit être faible.

Pour chaque modalité, il y a 3 répliques de chaque modèle qui sont installées dans les fermes de producteurs. Enfin, dans chaque province, sont installés :

3 répétitions du contrôle agroforestier simple, composé de l’ensemble des variétés de cacaoyers présentes dans les modèles appliqués dans la province (Modèles 1 et 2 dans la province de San Cristóbal et modèles 3 et 4 dans les provinces de Duarte et Hato Mayor) en association avec le plantain.
3 répliques du contrôle BAU (Business As Usual), qui consistent en des plantations agroforestières typiques de chaque province.

Le dispositif expérimental participatif

Chaque parcelle expérimentale installée sur la ferme d’un producteur volontaire a une superficie de 0,25 ha. Le nombre total de parcelles installées à ce jour est de 54, avec la répartition présentée dans le tableau suivant :
Province Modalité Modèle
agroforestier
Nbre de parcelles
en Dec. 2019
Nbre de parcelles
en Dec. 2020
Nbre de parcelles
en Dec. 2021
SAN CRISTOBAL Création N°1 3 1 3
N°2 3 1 3
Témoin 3 1 3
Réhabilitation N°1 3 1 3
N°2 3 2 3
Témoin 3 2 3
 
DUARTE Création N°3 3 2 3
N°4 3 2 3
Témoin 3 3 3
Réhabilitation N°3 3 3 3
N°4 3 3 3
Témoin 3 3 3
 
TOTAL 36 24 36
P: nombre de producteurs impliqués 17 15 23
C: nombre de producteurs entrants-sortants 17-0 7-9 12-4

Perspectives et portée de la coopération internationale

Le Réseau Expérimental Participatif représente un élément d’intérêt pour la coopération française, notamment pour l’Agence Française de Développement (AFD), dans le cadre de l’appui qu’il apporte aux institutions publiques et privées de la filière chocolat dominicaine. L’AFD, ainsi que les chocolatiers français et dominicains, sont attentifs aux résultats et aux données offerts par le REP afin de pouvoir mettre en œuvre une proposition de création d’un programme de réhabilitation et de rénovation des plantations de cacao en République Dominicaine.

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